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Lina Berrada, étoile montante du piano

L'Observateur du Maroc
Par Kaoutar Firdaous
3 mai 2016

Lors de l’incontournable Matinée jeunes talents de la 16e édition du Printemps Musical des Alizés, l’incroyable prestation de la jeune pianiste marocaine Lina Berrada, interprétant avec brio la Ballade N2 de Franz Liszt, restera longtemps dans les annales. Agée à peine de 16 ans, la jeune originaire de Fès a été ovationnée par un public subjugué par sa maturité musicale et la virtuosité de son jeu. Un public qui a apprécié par la même occasion les jeunes musiciens et chanteurs du programme socio-culturel Mazaya.
[ Article original ]

L’âme du Maroc au cœur de Carthage
L’âme du Maroc au cœur de Carthage

Webdo Tunis
Par Hatem Bourial
31 octobre 2018

Les musiciens du Trio « L’âme du Maroc » avaient la grâce pour eux et une grande technicité à faire valoir. Le trio venu du Maroc, sous les auspices de l’ambassade, a convaincu le public venu nombreux mardi 30 octobre à l’Acropolium de Carthage. Au piano, Lina Berrada alternait les variations et soutenait l’édifice invisible construit par le violon de Mohamed El Hachoumi et le violoncelle de Anwar Saidi. Maîtrisant pleinement leurs partitions, installés dans la posture classique d’un trio de musique de chambre, les trois artistes ont donné toute son ampleur à Rachmaninov dans une pièce d’ouverture jouée sur le mode élégiaque, avec beaucoup d’emphase et de subtilité conjuguées.

Haydn était également au programme ainsi que Schubert dans un andante magistral. Le morceau de bravoure était consacré à Schumann dont la musique dans toutes ses circonvolutions a régné durant une vingtaine de minutes magiques. Il restera de ce récital le rêve d’un soir : celui qui naissait dans l’esprit de quelques mélomanes. Pourquoi ne pas inviter l’an prochain des musiciens tunisiens et marocains pour s’associer et jouer ensemble ? [ Article original ]

Des doigts d’or au piano

Les Éco
Par Jihane Bougrine, Journaliste Culture
Auteure Compositrice Interprète
13 mai 2016

Lina Berrada a l’air de la parfaite jeune première marocaine. Et quand elle s’installe devant son piano, son énergie est contagieuse. Ce don, elle le partage grâce au Printemps des Alizés. Rencontre avec la révélation des matinées jeunes talents, avec une étoile montante de la musique de Chambre.

Ce qui est sûr, c’est que les fées se sont penchées sur le berceau de Lina Berrada. Gracieuse et discrète, presque honteuse de son talent, Lina Berrada se révèle derrière son piano. Elle devient une autre personne. Charismatique à souhait, la fragile jeune fille devient femme, grande dame de talent, pianiste à la dextérité incroyable. Révélée par les matinées jeunes talents, Lina Berrada séduit le public depuis quelques années déjà. «C’est pour moi un rendez-vous incontournable, passionnant, plein de partages, d’émotions que je vis avec un public chaleureux et chaque année plus nombreux. Il est particulier parce que c’est le seul rendez-vous (festival) de musique classique au Maroc.

On l’attend toujours avec impatience», confie la jeune femme fragile et forte en même temps. Encouragée par ses parents, elle commence sa formation à tout juste 5 ans avec Nicole Salmon Boyer à Casablanca où elle débute par le concours SAR la princesse Lalla Meryem grâce auquel elle obtient la mention très bien. Elle continue son apprentissage à l’École normale de musique de Paris Alfred Cortot où elle a été dernièrement première nommée avec les félicitations du jury au Diplôme d’enseignement en section piano 2015. Une virtuose consciente que son instrument nécessite une maîtrise du détail et une technique au service d’une bonne discipline. Cette année, la jeune prodige revient à Essaouira pour célébrer l’École viennoise. «Cette école représente les grands compositeurs de la période classique tels que Beethoven, Mozart et Haydn.

Une musique qui vient simplifier toutes les formes complexes qui étaient dans la période précédente (baroque) pour créer une musique plus délicate, profonde, avec des émotions bouleversantes. Mais pour parler des compositeurs qui me touchent, c’est plutôt ceux d’après la période classique, Liszt et Chopin. C’est là où la musique prend plus de liberté, c’est riche en émotions», confie Lina Berrada qui a pour modèle Evgeny Kissin pour sa personnalité et Yulianna Avdeeva pour sa sensibilité et sa musicalité. «D’ailleurs, en travaillant une oeuvre, on écoute plusieurs interprétations et on s’inspire de chacun afin de l’interpréter avec notre propre personnalité». La jeune fille est dotée d’une personnalité bien trempée qui n’hésite pas à faire face à l’adversité et à la complexité. Une tenacité qui lui vaut la reconnaissance de son milieu puisqu’elle remporte le premier prix du degré supérieur au concours international SAR la princesse Lalla Meryem en 2014 et au concours national du Maroc EIMD en 2015.

«Chacun à sa difficulté précise. Un morceau lent ne veut pas dire facile mais très difficile à interpréter. La musique n’est pas que technique, c’est un message que l’on doit transmettre. Si ça ne passe pas, ce n’est plus de la musique, c’est ça qui est difficile et c’est là aussi que l’on prend du plaisir !». La jeune pianiste prend du plaisir à jouer, mais aussi à écouter du Albaniz avec ses airs espagnols, pour se défouler ou encore du Prokofiev. Elle avoue être touché le plus par Chopin et sa musique riche en émotions. «J’ai su que je voulais faire ce métier grâce au bonheur que je vis à chaque fois en partageant cette musique avec le public. Ce sont les résultats, les émotions, les encouragements du public, du jury et même des personnes que je rencontre comme vous par exemple. Sinon, le piano est rentré dans ma vie d’une façon très naturelle. Au début, ce sont bien sûr mes parents qui m’ont initié. Mais après, c’est à travers la préparation des épreuves de chaque année que je réalise qu’elle fait finalement partie de ma vie». [ Article original ]

“…Au piano, Lina Berrada alternait les variations et soutenait l’édifice invisible … ”

- Webdo Tunis


“… Un impressionnant parcours artistique, jalonné de nombreux prix … des festivals de musique classique dont notamment le Festival international de musique de chambre d’Essaouira Le Printemps des Alizés. ”

- Libération Maroc


“…a donné toute son ampleur à Rachmaninov dans une pièce d’ouverture jouée sur le mode élégiaque, avec beaucoup d’emphase et de subtilité conjuguées.”

- Webdo Tunis